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    Élections législatives en Israël: le vote des colons israéliens en Cisjordanie occupée

    25/10/2026
    Mardi 27 octobre, des élections législatives se tiendront en Israël. En Cisjordanie occupée, où vivent plus d’un demi-million d’Israéliens installés dans des colonies illégales au regard du droit international, beaucoup se définissent comme « sionistes religieux ». Les partis qui les représentent font partie de la coalition qui a gouverné Israël ces quatre dernières années. 
    Sur les hauteurs de la colonie d’Itamar, Moshe Goldsmith commente le paysage de ce qu’il appelle la Judée-Samarie, le nom biblique de la Cisjordanie occupée. Barbe blanche et kippa des Juifs religieux, l’homme est un partisan revendiqué de la coalition la plus à droite de l’histoire d’Israël.
    « Je pense que ce gouvernement a été extraordinaire, si l’on pense à tous les défis qu’il a dû affronter : le Hezbollah, Gaza, le front intérieur ici en Judée-Samarie et bien sûr l’Iran et encore la Syrie. Mais une fois de plus, comme l’Histoire nous l’enseigne, Israël a retourné la situation à son avantage… », affirme-t-il.
    Moshe votera pour la liste du sionisme religieux, le parti du ministre des Finances, Bezalel Smotrich, qui lui aussi habite une colonie du nord de la Cisjordanie occupée. Yael est l’une de ses voisines. « À une période où tout le monde voulait faire un accord avec le Hamas pour pouvoir récupérer tous les otages, lui il a tenu bon. Il a dit : "Il faut pas faire d'accord avec le Hamas. On arrivera à récupérer les otages. Mais il faut pas lâcher prise, il faut tenir pour l'avenir" », explique-t-elle.
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    La question du service militaire chez les religieux au coeur des débats aussi dans les colonies
    Mais certains débats de la société israélienne résonnent aussi parmi les habitants des colonies. Ces nationalistes religieux sont très représentés dans l’armée et dans ses unités combattantes. Ce n’est pas le cas d’un autre groupe de religieux juifs en Israël, les ultra-orthodoxes, qui dans leur immense majorité ne portent pas l’uniforme. Une injustice, selon Sondra Barras qui vit dans la colonie de Karnei Shomron :
    « Deux de mes fils sont dans des unités combattantes, ils ont porté l’uniforme au moins six mois par an au cours des trois dernières années. Et vous verrez cela partout chez les sionistes-religieux et particulièrement en Judée-Samarie, où nous avons plus de soldats réservistes que partout ailleurs. Et j’ai été très déçue de la façon dont le gouvernement actuel a géré cela. »
    Sondra ne votera donc pas pour l’un des partis de la coalition sortante qui a gouverné ces quatre dernières années en s’appuyant à la fois sur les partis ultra-orthodoxes et sur les partis nationalistes religieux.
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  • Reportage international

    En Grèce, des jeunes diplômés désormais plus nombreux à rentrer au pays qu'à s'expatrier

    24/10/2026
    Y a-t-il un retour des cerveaux en Grèce ? Pendant les années noires de la crise économique, entre 2009 et 2018, les jeunes Grecs ont émigré en masse dans d’autres pays de l’UE, aux États-Unis et au Canada principalement. Maintenant, ils reviennent petit à petit en Grèce. Un récent rapport de l’OCDE montre que les tendances migratoires se sont inversées depuis 2023 : ils sont désormais plus nombreux à rentrer au pays qu’à s’exiler. Le signe d’une économie plus dynamique, même si ce n’est pas le seul facteur qui entre en jeu pour pousser les jeunes expats à revenir.
    À 31 ans, Dionysis Kourouniotis dirige une entreprise de construction à Athènes. Il y a dix ans, il étudiait au Canada pendant que la crise et le chômage décimaient l’économie grecque. Jamais il n’aurait imaginé revenir vivre dans son pays. En 2020 pourtant, les circonstances l’ont amené à faire un choix radical. « Je voulais être avec ma famille pendant le coronavirus, mais alors, l’économie s’est redressée. C’est l’histoire de beaucoup d’entre nous qui sont rentrés », raconte-t-il.
    Ingénieur chimiste après des études à Vancouver et à Londres, Dionysis correspond au profil de ces jeunes Grecs hautement diplômés qui décident de rentrer au pays et d’y rester pour de bon, parce qu’ils imaginent de nouveau un futur en Grèce. Dans son cas, il a transformé l’entreprise familiale en une affaire florissante. « En cinq ans, le nombre de nos employés a doublé. Le miroir de l’économie, c’est la construction… Quand, il y a une crise, le secteur s’effondre, et quand l’économie reprend, cela se reflète sur la construction », souligne-t-il.
    « Ils ne se projettent pas à l’étranger et veulent avoir une famille ici »
    Mais la crise grecque n’est pas qu’un vieux souvenir : même si l’économie a rebondi, les diplômés grecs gagnent encore entre 35 % et 40 % en moins que leurs pairs européens. Dimitris Panopoulos dirige le programme gouvernemental « Re-brain », en allusion au retour des cerveaux. Il organise des rencontres internationales entre les entreprises grecques à la recherche de talents et des candidats au retour. Pour ces derniers, le facteur économique n’est pas la seule motivation.
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    « Ils disent que quand ils arrivent à l’âge de 30-35 ans, à l’âge de former une famille, c’est un tournant pour eux, ils décident de rentrer parce qu’ils ne se projettent pas à l’étranger et ils veulent avoir une famille ici », rapporte-t-il.
    Dynosisis, le jeune entrepreneur dans la construction, fait le même constat. Il y a six ans, il a participé à la création de Back to Greece, un réseau de jeunes diplômés rentrés au pays. Il affirme que la plupart d’entre eux acceptent des salaires plus bas en Grèce parce qu’ils privilégient des critères plus sentimentaux. « Il y a très peu de Grecs qui ont quitté la Grèce et qui ne veulent pas revenir à un moment ou un autre… », affirme-t-il.
    En 2023, ils étaient plus de 47 000 à rentrer au pays, davantage donc que les 32 000 qui se sont exilés cette année-là. Les jeunes partent encore, mais avec un projet de retour : selon une étude sur la diaspora universitaire grecque citée par le journal Kathimerini, 60 % des Grecs qui étudient à l’étranger prévoient de revenir en Grèce dans les cinq prochaines années.
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    Législatives anticipées en Serbie: les étudiants redoutent la fraude électorale et se préparent aux contrôles

    24/10/2026
    Les Serbes sont appelés aux urnes dimanche 25 octobre pour des législatives anticipées. Le régime du président Aleksandar Vucic, en place depuis 14 ans et réputé pour sa corruption et ses penchants autoritaires, fait face à une large contestation populaire menée depuis deux ans par les étudiants, qui présentent leur liste de candidats : 250 inconnus du grand public, novices en politique, pour la plupart professeurs d'université ou fonctionnaires, dont le point commun est la lutte contre la corruption et la restauration de l'état de droit. Par-dessus tout, les étudiants et la population craignent la fraude électorale, systématique en Serbie. Parmi l'arsenal de moyens pour tenter de l'éviter, les étudiants ont, comme la loi électorale les y autorise, désigné des contrôleurs électoraux, qu'ils ont formés.
    De notre correspondant à Belgrade,
    Devant Nebojsa, activiste des droits civiques, et Luka, un étudiant, sont assis une trentaine de futurs contrôleurs électoraux. Ils participent à un cours un peu particulier. Le but : décortiquer les techniques de fraude électorale.
    « L'utilisation du téléphone portable est IN-TER-DITE. Vous en voyez un, vous faites aussitôt pression sur les assesseurs, sur le président du bureau de vote. Il tient un procès-verbal et il a pour instruction de le rendre vierge. Vous exigez l'inscription, vous l'écrivez, et à chaque incident vous ajoutez une nouvelle inscription. Vous lui dites : "À chaque incident je vais faire un problème, et c'est toi qui devras gérer ça avec la commission électorale." »
    « Vous ne laissez rien passer. Vous vous défendez bec et ongles. Pour tout. C'est maintenant ou jamais », dit également son acolyte.
    À lire aussiLégislatives en Serbie: l'opposition se met au porte-à-porte pour assurer la victoire de la liste étudiante
    En Serbie, le bulletin de vote prend la forme d'un formulaire qu'il faut cocher. Une photo du bulletin en faveur du régime peut rapporter 50 euros. Un vote pour l'opposition peut coûter un licenciement à certains employés du service public. Interdire le téléphone portable, c'est rendre sa liberté à l'électeur. Mais les contrôleurs ne peuvent pas tout :
    « Il y a onze façons de tricher aux élections le jour du vote. Et aussi des techniques de fraude avant le jour du scrutin, comme les fausses cartes d'identité, la double inscription aux listes électorales. Mais ça, ce sont des techniques sur lesquelles nous ne pouvons pas agir en tant que contrôleur ».
    On présente aux candidats l'inventaire des fraudes connues : bourrage d'urnes, doubles bulletins, triche au dépouillement tandis qu'un laxatif dans le café peut éloigner les contrôleurs trop pointilleux du bureau de vote. Rien de tout cela n'étonne plus Olja, une étudiante de 24 ans, qui n'en est pas à sa première activité : « J'ai participé à l'action « un étudiant dans chaque village », J'ai fait du porte-à-porte pour la liste étudiante, j'ai tenu des stands de campagne. D'une certaine façon, devenir contrôleuse était la suite logique. »
    Danijel, ingénieur informatique de 36 ans, n'a pas le profil classique de l'activiste. Il participe avec des amis : « Je souhaite apporter ma pierre à l'édifice pour qu'on puisse vivre dans un état de droit, pour que la loi soit respectée. Aux dernières élections, j'avais appris trop tard qu'on pouvait devenir contrôleur électoral. Je veux me rattraper cette fois-ci. »
    Toutes les élections organisées depuis l'accession de Vucic au pouvoir ont été marquées par la fraude. Lors du dernier scrutin, seuls 30 % des bureaux de vote avaient leurs contrôleurs. Cette fois, les étudiants ont formé 20 000 contrôleurs électoraux pour 8 000 bureaux de vote, soit 2 à 3 contrôleurs par bureau. C'est l'un de leurs outils pour tenter de limiter la fraude.
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    Législatives en Serbie: l'opposition se met au porte-à-porte pour assurer la victoire de la liste étudiante

    23/10/2026
    Élections législatives anticipées ce week-end en Serbie. Le régime du président Aleksandar Vucic, en place depuis 14 ans et réputé pour sa corruption et ses penchants autoritaires, fait face à une large contestation populaire. Menée depuis deux ans par les étudiants, ils présentent leur liste de 250 candidats inconnus du grand public, novices en politique, pour la plupart professeurs d'université ou fonctionnaires. Leur point commun étant la lutte contre la corruption et la restauration de l'état de droit. Cette liste étudiante bénéficie d'une campagne low cost mais très populaire et efficace, basée sur des tribunes dans toutes les communes, des plus grandes aux plus petites, de marches étudiantes à travers le pays, et d'un porte-à-porte dans tout le pays.
    De notre correspondant à Belgrade,
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    Brésil: dans le Minas Gerais, les bolsonaristes entre rejet du PT et défense des valeurs traditionnelles

    23/10/2026
    Ce dimanche 25 octobre, les électeurs brésiliens sont appelés aux urnes pour le second tour de la présidentielle. Le sénateur d’extrême droite Flavio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, affronte le président sortant Lula, qui brigue un quatrième mandat non consécutif. Après être arrivé en tête dans l’État clé du Minas Gerais au premier tour, Flavio Bolsonaro espère y confirmer son avance. En 2022, son père y avait pourtant été battu par Lula. 
    De notre envoyé spécial à Itabirito, 
    Ils sont venus en voiture, en camion, en pick-up et même à cheval. Cette semaine, les partisans de Flavio Bolsonaro se sont donné rendez-vous à Itabirito, une petite ville de tradition minière, à une heure de route de Belo Horizonte, la capitale du Minas Gerais. Le rassemblement est organisé par le député local, le pasteur Anderson.
    « La criminalité ici, dans le Minas Gerais, a augmenté. On a appris aujourd’hui que le chômage avait également augmenté, clame-t-il. Dans cette région, on vit de l’exploitation minière, mais même les compagnies minières commencent à montrer des signes de faiblesse. Alors, nous sommes là, démocratiquement, pour envoyer un message. Nous croyons en un pays qui va se relever. »
    Un pays qui, selon les bolsonaristes, a été détruit par des années de gouvernements corrompus du Parti des travailleurs, le PT. C’est l’un des principaux arguments de campagne de Flavio Bolsonaro, repris par ses sympathisants. Comme Walter, un entrepreneur local qui redoute une dérive socialiste de son pays. « Si on continue comme ça, on sera bientôt au niveau du Venezuela », alerte-t-il.
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    « Tout ce qui ne va pas, c’est du côté de la gauche »
    En plus du rejet de Lula et du PT, c'est aussi la défense des valeurs traditionnelles qui mobilise les militants. Pour Giovani, c’est même la principale raison de voter Flavio Bolsonaro. « Depuis tout petit, notre mère nous a appris à aimer notre patrie, notre famille et les nôtres. Nous avons grandi avec ces valeurs, explique-t-il. Alors, nous devons voter pour un candidat qui se rapproche le plus de l’éducation que nous avons reçue. Tout ce qui ne va pas, c’est du côté de la gauche. Ma mère est aujourd’hui au ciel, mais je suis sûr qu’elle est fière de moi. Parce que mes valeurs, elles ne sont pas négociables. »
    Dans le centre-ville de Belo Horizonte, Luciana distribue des tracts pour Flavio Bolsonaro. Pour elle aussi cette élection est avant tout une question de valeurs. Elle est notamment opposée à la légalisation de l’avortement. « Moi, je pense que si une personne avorte clandestinement ou prend des médicaments pour avorter, c’est son problème, opine-t-elle. Mais le gouvernement n’a rien à faire là-dedans. Ce n’est pas un père ! »
    À quelques mètres seulement du stand de Luciana, des militants de Lula font campagne pour le président sortant. Eux aussi dénoncent leur adversaire. Deux camps qui se font face, dans un pays profondément polarisé, où le dialogue semble devenu impossible.
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