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    En Pennsylvanie, le Liberal Gun Club passe les armes à gauche

    28/07/2026
    Aux États-Unis, les armes à feu ont longtemps été associées à une population blanche, rurale et conservatrice. Mais à en croire les experts, elles séduisent désormais de plus en plus l'électorat progressiste, ainsi que les personnes de couleur et LGBTQ+, surtout depuis la réélection de Donald Trump en novembre 2024. Illustration à Lancaster, dans le sud-est de la Pennsylvanie.
    De notre envoyé spécial à Lancaster,
    Ils sont une dizaine à s'être donné rendez-vous dans ce stand de tir de Lancaster, en Pennsylvanie, État du nord-est des États-Unis. Tous sont membres du Liberal Gun Club, un club de tir classé à gauche. Parmi eux, il y a Molly. Elle teste des pistolets de différents calibres avec son père. À 22 ans, elle est sur le point de quitter le domicile parental. Il lui faut donc une arme. Reste à trouver la bonne.
    « La première fois que j'ai tiré, j'avais 11 ans. Maintenant que je m'apprête à déménager et à vivre seule, j'ai besoin d'une arme. Parce que je fais 1,50 m et je ne me sens pas capable de me défendre toute seule sans une arme », explique-t-elle. Un sentiment de vulnérabilité renforcé, selon elle, par les discours masculinistes de la droite Maga.
    « Je vis dans un bon quartier, là-bas, je m'y sens bien. Mais la façon dont Trump et son entourage ont encouragé les hommes à considérer les femmes comme inférieures à eux et comme des objets sexuels. C'est préoccupant et particulièrement dégoûtant », ajoute Molly.
    À lire aussiC'est quoi le masculinisme?
    Le Liberal Gun Club compte aujourd'hui quelque 5 000 adhérents à l'échelle nationale. En novembre 2024, juste avant la seconde élection de Donald Trump, ils étaient moins de 3 000. Les demandes de formation aux armes à feu auraient, quant à elles, été multipliées par cinq en un an. Pour Ed Patches, le président de la section locale du club, le tournant a été en réalité l'épidémie de Covid-19, lorsqu'une partie de l'électorat conservateur a refusé de se faire vacciner pour des motifs qu'il qualifie d'irrationnels.
    « Si vous faisiez partie de ceux qui disaient que ça n'avait aucune valeur scientifique, que c'était idiot, vous étiez considéré comme un libéral qui doit être surveillé, voire pire. Je pense que cette radicalisation de la droite est la raison pour laquelle certains à gauche ont jugé qu'ils devaient se protéger, eux et leur famille », analyse-t-il.
    Ceux qui sont présents ce jour-là sont pour la plupart des adhérents de plus longue date. Mais tous font part de leur inquiétude au sujet de ce président que certains qualifient de « fasciste ». C'est le cas de Sam. « Je me suis intéressé aux armes à feu assez tard. Au départ, je n'étais pas du tout fan. Mais avec l'élection de Donald Trump et le rassemblement de Charlottesville en 2017, j'ai totalement changé d'avis. Je suis juif, ma femme est d'origine portoricaine. J'ai acheté des armes par précaution lors du premier mandat, mais quand il a été réélu, avec ma famille, on a songé à quitter le pays », confie-t-il. Aujourd'hui, Sam s'efforce de maintenir le contact avec un maximum d'amis à l'étranger au cas où il lui faudrait s'enfuir.
    À lire aussiÉtats-Unis: comment les Haïtiens se préparent à la fin du statut de protection temporaire
  • Reportage international

    Turquie: obtenir un visa Schengen pour voyager en Europe est devenu au parcours du combattant

    27/07/2026
    Pour la plupart des Européens, voyager en Turquie ne nécessite aucun visa. Pour les Turcs, en revanche, il est devenu très compliqué d'obtenir le précieux sésame pour l'espace Schengen. Près de 1,3 million d'entre eux ont fait une demande en 2025. Délais interminables, rendez-vous introuvables, demandes en hausse et refus de plus en plus fréquents : la « crise des visas », comme la qualifie la presse turque, nourrit un sentiment de frustration. 
    De notre correspondante à Ankara,
    À Ankara, sur un boulevard de la capitale turque, un bâtiment vitré voit sortir Mehmet Kaan, tout sourire. Il brandit son passeport, un visa pour la Lituanie fraîchement collé à l'intérieur. Cela n'a pas été simple : en deux ans, ce Turc dit avoir essuyé des refus de visas de cinq États européens. « Le motif, c'était qu'ils doutaient que je rentre en Turquie après mon voyage. Là je suis heureux, mais cela a été tellement long et fatigant que je n'en profite pas totalement. Enfin, ça y est, je l'ai », s'exclame-t-il.
    La façade de verre abrite une entreprise chargée de recueillir les demandes pour 18 des 29 États de l'espace Schengen. Dehors, Mustafa Ege, un badge autour du cou, attend. Depuis cinq ans, il aide des Turcs à préparer leur dossier ; un service qu'il facture 250 euros en moyenne. Selon lui, ses clients cherchent à mettre toutes les chances de leur côté, tant les refus ont augmenté.
    « C'est en partie dû à la forte hausse du nombre de demandes, mais aussi à des procédures plus strictes. Les consulats demandent beaucoup plus de justificatifs qu'avant. Par exemple, ils regardent de près l'historique des voyages. Si vous demandez un premier visa sans avoir jamais voyagé, je dirais que vous avez 60% de chances de réussite. Ils ont trop peur que vous demandiez l'asile chez eux », explique-t-il.
    « Un processus un peu démoralisant »
    Selon les données de la Commission européenne, le taux de refus pour les demandes de visas déposées en Turquie est passé d'un peu moins de 10% en 2019 à 14,6% en 2025. Par comparaison, seules 4% des dossiers émanant de Chine, premier demandeur devant la Turquie, ont été refusés.
    Ce phénomène s'explique par plusieurs facteurs interdépendants : la hausse des demandes de visas depuis la Turquie – +38% en six ans -, l'augmentation des demandes d'asile de citoyens turcs dans l'Union européenne, et la dégradation de la situation économique en Turquie. La chute du pouvoir d'achat, due à une très forte inflation, et la dépréciation de la livre turque par rapport à l'euro rendent les dossiers turcs moins solides, poussant les consulats à être plus pointilleux.
    Cela crée beaucoup de frustrations. « Regardez mon dossier ! Il fait quoi, 100 pages », lance Sedef en montrant les documents préparés pour obtenir un visa. « Oh plus, je pense ! », répond sa fille Halide. Toutes deux espèrent décrocher un visa pour dix jours de vacances au Danemark.
    « Le processus est un peu démoralisant. Il y a 20-25 ans, on voyageait beaucoup plus facilement. C'est éprouvant pour les Turcs comme nous qui travaillons et aimons notre pays, et qui voulons juste prendre un peu de vacances en Europe de temps en temps », déplore Sedef.
    Aux conditions plus strictes s'ajoutent des rendez-vous devenus presque introuvables pour certains États de l'espace Schengen. La raison ? La prolifération d'intermédiaires qui utilisent des programmes informatiques pour accaparer les créneaux et les revendre ensuite.
    Entre les frais de l'agence de conseils et le coût du visa, Sedef estime avoir déboursé l'équivalent de 460 euros, avant même de savoir si son visa sera accordé. Désormais, elle attend la réponse du Danemark. « D'ici deux mois », lui a-t-on dit.
    À lire aussiLa Turquie demande d'intégrer les structures européennes de défense, malgré les réticences de l'UE
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    Guerre en Ukraine: à Kiev, le douloureux pèlerinage des mères colombiennes endeuillées

    26/07/2026
    Il n'est pas rare, sur le front ukrainien, d'entendre parler espagnol. Les Colombiens forment aujourd'hui le principal contingent de volontaires étrangers engagés aux côtés de l'armée ukrainienne. Ils seraient plus de 7 000 à s'être enrôlés depuis l'invasion russe à grande échelle, souvent attirés par des promesses de salaires élevés pour aider leurs familles restées au pays. Des familles rattrapées par la guerre et le deuil lorsqu'elles apprennent la mort de leur proche. S'ensuit un périple douloureux pour les mères, les épouses, les sœurs, jusqu'en Ukraine, nourries par l'espoir de retrouver un corps, ce qui ouvre aussi le droit à des indemnités.
    Sur le mémorial des héros de la place Maïdan, dans un océan jaune et bleu de drapeaux ukrainiens, se niche un espace dédié aux volontaires colombiens. Carmenza Guerrero s'agenouille, une dernière fois, devant le portrait de son fils, Efrain Enrique Mejia Guerrero, les traits juvéniles. Il avait 26 ans. De son téléphone serré contre son cœur, Carmenza fait jaillir quelques notes d'une musique que le garçon aimait tant. Le lendemain, elle repart en Colombie, seule.
    « Ne pas rentrer avec lui me déchire l'âme. Savoir que je dois partir sans rien pouvoir emporter de mon fils... Mon souhait le plus cher, c'était de pouvoir l'emmener avec moi pour lui offrir une sépulture digne », se lamente-t-elle.
    À Kiev, Carmenza a enchaîné les rendez-vous éprouvants avec les autorités militaires ukrainiennes. Huit mois ont passé depuis la disparition de son fils, mais personne n'a pu lui apporter de réponse : « Ils m'ont dit qu'il fallait que j'attende, parce qu'ils devaient d'abord faire l'enquête pour voir à quel endroit il était tombé. Soi-disant, ils me disaient qu'il était à Zaporijjia. Ensuite, ils m'ont dit qu'il était à Pokrovsk, puis qu'ils l'avaient déjà dans des congélateurs. » Infirmière à Bucaramanga, Carmenza s'est endettée, à hauteur de 4 000 euros, pour financer un périple en Ukraine, d'où elle repart le cœur lesté d'amertume.
    « La dernière fois que j'ai pu lui parler, c'était le 25 octobre. Il avait très froid. "C'est dur, ma petite maman. Je regrette d'être venu ici, ma petite maman", c'est ce qu'il m'a dit. De la chair à canon, c'est pour ça qu'il est venu en Ukraine, de la chair à canon », se désespère-t-elle.
    Un sacrifice inutile, c'est aussi le sentiment de Luz. Exténuée, tout juste arrivée d'un village du sud de la Colombie, elle a perdu sur le front ukrainien Juan Andres, le père de ses trois enfants. « Après un entraînement d'à peine 15 jours, il a été envoyé pour sa première mission. Alors qu'il pensait qu'il recevrait une formation de trois mois. Ce n'est pas juste », estime-t-elle.
    À Kiev, tout l'intimide. Pourtant, elle doit prendre son courage à deux mains pour faire reconnaître la mort de son époux, toujours porté disparu, et réclamer les indemnités promises à sa famille. « C'est pour les enfants que je suis ici, afin d'honorer une promesse de leur père. Avant de me dire adieu, il m'avait dit : "Tu vas devoir venir ici en Ukraine, il ne faut pas perdre ce qu'ils doivent me donner, c'est pour les enfants, c'est pour eux que je donne la vie." Il disait et il sentait qu'il ne reviendrait pas en Colombie et qu'il ne reverrait pas les enfants », raconte-t-elle.
    Dans le carré colombien du mémorial de Maïdan, Luz dépose une lettre de son fils au pied du portrait de Juan Andres : « ​​​​​​​Cher papa, j'espère que tout va bien en Ukraine. » Comme Carmenza et Luz, une dizaine de familles colombiennes font chaque mois le voyage jusqu'à Kiev.
    À lire aussiDu Darfour à l'Ukraine, comment les vétérans colombiens alimentent le marché mondial du mercenariat
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    Au Royaume-Uni, des bénévoles se forment pour sauver les mammifères marins échoués

    25/07/2026
    Des dauphins, des baleines échoués sur les plages... Cette image est de plus en plus fréquente sur les côtes européennes, britanniques en particulier. Le Royaume-Uni compte plus de 15 000 kilomètres de plages et de falaises. Pour venir en aide à ces cétacés et ces phoques en difficulté, des associations de biodiversité organisent des ateliers de premiers secours à destination du grand public.
    De notre envoyée spéciale à Southampton,
    Sur les côtes britanniques, une dizaine de nageurs, de l'eau jusqu'à la taille, agitent une bâche au rythme des vagues. Sur le plastique, un dauphin gonflable au réalisme frappant. « Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit si lourd, et encore, le moniteur dit que c'est un jeune. Il faut faire attention à ne pas trébucher sur des rochers, à bien faire flotter l'animal sur une bâche, à le recouvrir d'un drap mouillé puis le bercer dans l'eau. Ils peuvent mettre plusieurs heures avant de repartir », témoigne l'un des participants.
    Un dauphin adulte, c'est presque 250 kilos : il faut une dizaine de bénévoles pour le remettre à l'eau. Ils sont une trentaine, en combinaison de plongée, casqués, à suivre cette journée d'initiation aux premiers secours pour mammifères marins. Sur la plage, un groupe se penche sur une réplique de bébé phoque. Charlotte retire une paire de gants de jardinage. « Je travaille dans le secteur pétrolier. S'il y a une marée noire, j'aurais une part de responsabilité, donc je veux pouvoir aider. Ce que je ne savais pas, c'est que les phoques mordent facilement », explique-t-elle.
    La surpêche et le dérèglement climatique en cause
    Sur les côtes du Royaume-Uni, les échouages se multiplient : les phoques, comme ici au sud, mais aussi les rorquals, les orques et les dauphins au nord. Chris Berry, sauveteur confirmé, déplore une tendance à la hausse. « Durant mes cinq premières années, j'ai vu UN dauphin. Depuis, il m'est arrivé d'en secourir cinq en un an... Cela augmente. La surpêche est l'une des raisons, le dérèglement climatique aussi : les poissons changent d'endroit, donc les cétacés les suivent dans des zones qu'ils connaissent mal, se perdent et s'échouent », analyse-t-il.
    Les sauvetages peuvent intervenir toute l'année, à n'importe quelle heure. Alors, l'association des plongeurs britanniques, la British Divers Marine Life Rescue (BDMMA) espère recruter de nouveaux bénévoles. Louise Round, spécialiste du secourisme des phoques, souligne l'urgence : « Les gens se baladent beaucoup sur la côte, et nous recevons de plus en plus d'appels. Nous souhaitons être capables de répondre à ces appels rapidement, afin de sauver autant d'animaux que possible, donc nous avons besoin de bénévoles partout dans le pays. » Les listes d'attente pour la formation atteignent un an dans certaines régions.
    Passionné de plongée, Chris Berry aimerait une sensibilisation plus générale. « Sur les réseaux sociaux, j'ai déjà vu quatre millions de likes sur la vidéo de quelqu'un qui tirait un dauphin par la queue pour le remettre à l'eau. L'intention est bonne, mais les conséquences peuvent être graves. En particulier si vous ne savez pas pourquoi l'animal s'est échoué, vous risquez de le relâcher juste pour qu'il se noie. Il faut sensibiliser les gens : on ne fait pas n'importe quoi », insiste-t-il.
    À l'issue de la journée, les bénévoles repartent avec une immatriculation de secouriste pour une durée d'un an.
    À lire aussiFallait-il sauver Timmy, la baleine échouée en Allemagne?
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    Vietnam: les défis du tourisme sur l'archipel de Cát Bà

    24/07/2026
    Joyau naturel du nord du Vietnam, l’archipel de Cát Bà attire chaque année davantage de visiteurs. Situé au large de la baie de Ha Long, il séduit par ses paysages karstiques et ses forêts luxuriantes. Fort de ce succès, plusieurs grands groupes immobiliers y ont développé des résidences de luxe et des complexes hôteliers. Des projets qui refaçonnent désormais une partie de l’île.
    De notre correspondant à Hanoï,
    Depuis son embarcation, Đạt navigue entre les villages de pêcheurs aux toitures bleues et rouges et les îlots rocheux recouverts de forêts luxuriantes. Originaire de l’île et issu d’une famille de pêcheurs, il explique : « Je suis originaire de Cát Bà. Je travaille dans le tourisme depuis déjà quatre ans. L’île s’est développée rapidement au cours de ces deux dernières années. Elle est toujours aussi belle. Les infrastructures et les bateaux se sont grandement modernisés. »
    Routes élargies, réseau électrique renforcé, gestion des déchets plus performante : Cát Bà s’est modernisée pour accueillir plus de quatre millions de touristes l’année dernière. Lancé en août 2024, un projet de réaménagement urbain de près de 50 hectares est présenté comme les « petites Maldives de l’Asie du Sud-Est ». Son promoteur le décrit comme un projet vert et à faible empreinte carbone. Le propriétaire d’une petite agence de tourisme constate néanmoins les conséquences du chantier sur son quotidien : « Le chantier provoque beaucoup de bruit et de poussière. Avant, il y avait la mer juste devant nous. Aujourd’hui, il n’y a plus que des bâtiments en béton armé. Bien sûr, cela va créer beaucoup d’emplois pour les habitants locaux, mais cela détruit aussi une grande partie du paysage. »
    Les infrastructures occupent un vaste remblai aménagé sur une partie de l’ancienne baie centrale. Évalué à plus de 500 millions de dollars, le complexe accueille déjà des résidences touristiques, des commerces et des établissements haut de gamme. Une plage artificielle de sable blanc s’étend sur près d’un kilomètre : « Ce que l’on peut considérer comme les plus beaux espaces naturels est également en partie affecté. Heureusement, ce complexe et cette zone ne représentent pas une part trop importante de l’ensemble de l’île, puisque 80 % de Cát Bà restent constitués de forêts, de montagnes et d’espaces naturels. »
    Vers un tourisme plus durable
    L’homme développe lui aussi un établissement touristique en périphérie du centre de l’île. Des bungalows en bois équipés de panneaux solaires voient progressivement le jour face aux mangroves : « L’objectif est de construire quelque chose davantage tourné vers la nature. Nous voulons développer l’île dans une direction plus écologique, plus verte, plus propre, plus belle et plus durable pour l’avenir. »
    L’année dernière, le Comité du patrimoine mondial avait exprimé sa « très vive inquiétude » face à la poursuite des projets touristiques et d’infrastructures sur l’île de Cát Bà et le long du littoral de la baie d’Ha Long. Le Vietnam a depuis transmis un rapport actualisé sur l’état de conservation du site. Celui-ci doit être examiné par le Comité du patrimoine mondial en juillet prochain.
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