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Priorité santé

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  • Priorité santé

    Obésité, une vraie maladie

    04/03/2026
    Selon l’OMS, l’obésité touche aujourd’hui plus d’un milliard de personnes dans le monde et a entrainé 3,7 millions de décès dans le monde en 2024.  Maladie chronique, l’obésité est également une maladie multifactorielle dont les causes peuvent être génétiques, environnementales, neurobiologiques... Comment expliquer que l’augmentation exponentielle du nombre de personnes touchées par l’obésité ? Quelles peuvent être les conséquences sur la santé ? Quelles prises en charge existent ? 
    À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’obésité, nous allons parler de la prise en charge de cette maladie à la fois complexe, liée à des facteurs multiples et variés. L’obésité implique de multiples défis pour les patients concernés : faire face aux conséquences potentiellement nombreuses de ce surpoids pour leur santé (pour le cœur, les articulations, en termes de santé respiratoire ou de fertilité) et surmonter le jugement des autres ainsi qu’un certain nombre de contrevérités au sujet de leur état. L’obésité est une maladie et n’est pas le résultat d’une faiblesse, que seule la volonté pourrait corriger.  
    Lutter contre les préjugés 
    Aborder la question de l’obésité, c’est aussi s’arrêter sur le regard que porte la société sur le surpoids : d’un côté la face normative et restrictive, à quoi faut-il ressembler, quelle est l’image/la morphologie désirable ? Et de l’autre, l’incitation à la consommation, sucré, salée, ultra transformée.
    Prise en charge adaptée 
    Les causes et facteurs multiples du surpoids et de cet excès de masse grasse peuvent nécessiter une approche plurielle : conseils et réajustement nutritionnel, activité physique et à côté de ces changements en termes d’hygiène de vie, des traitements adaptés peuvent être recommandés, tels que la chirurgie bariatrique ou la prescription de médicaments, à l’instar des traitements injectables, appelés analogue du GLP1, recommandés en cas d’obésité chronique récidivante, chez les personnes présentant des complications du surpoids. 
     
    Avec :
    Pr Sébastien Czernichow, chef du service de Nutrition de l’hôpital européen Georges Pompidou, et professeur en nutrition à Paris Cité. Co-auteur de Arthrose arthrite - Je me soigne en mangeant aux éditions Solar 

    Dr David Kodjo Kossi, endocrinologue diabétologue, nutritionniste au CHU Sylvanus Olympio à Lomé, au Togo. Président de l’Association Jeunes Intellect pour la Sécurité Alimentaire au Togo (JISATOGO). Directeur médical du Centre associatif d'éducation thérapeutique du diabète et de l'obésité, DIABEOBE. 

    Reportage de Raphaëlle Constant  
     

    Programmation musicale : 
    ►  JAZZWRLD, MaWhoo, Thukutela, Gi-Ceejay – Uzizwa Kanjan 
    ► Pierre Akendengue - Awana W africa
  • Priorité santé

    BPCO : 4e cause de décès dans le monde et pourtant méconnue

    03/03/2026
    À l’occasion de la journée mondiale de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), nous faisons un point sur cette maladie pulmonaire. Selon l’OMS, elle représente la quatrième cause de décès dans le monde, en entrainant 3,5 millions de décès, soit environ 5 % des décès mondiaux, en 2021. Si les causes peuvent être multiples, le tabagisme est responsable de plus de 70 % des cas, dans les pays à revenu élevé.  Parmi les autres causes identifiées, surtout dans les pays moins développés, on pointe la biomasse, autrement dit la combustion de bois ou charbon, en particulier au domicile.  Quels sont les symptômes de la maladie ? Peut-on en guérir ? Comment la prévenir ? 
    BPCO. Derrière ces quatre initiales, la Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive est une maladie respiratoire assez méconnue et sous diagnostiquée. Alors qu’elle concernait 380 millions de personnes dans le monde en 2024 selon l’OMS, il s’agit de la quatrième cause de décès à l’échelle planétaire. 
    Diagnostic différentiel 
    Parmi les symptômes de la BPCO, on retrouve l’essoufflement, une toux persistante, une fatigue prononcée de et des bronchites à répétition. Dans 80 % des cas, le tabagisme est en cause et plus généralement, une qualité de l’air dégradée par la pollution, et par exemple la combustion de bois pour la cuisine ou les déchets. L'examen qui permet de confirmer le diagnostic s’appelle la spirométrie.  
    Limiter les complications 
    La prise en charge repose sur plusieurs médicaments, et notamment les bronchodilatateurs inhalés. L’oxygénothérapie peut être recommandée en cas de BPCO sévère. L’arrêt du tabac et la vaccination contre les infections pulmonaires font aussi parti des principales préconisations. 
    Cette maladie des poumons est incurable. Des traitements permettent d‘en atténuer les phases aiguës, d’où l’importance de la prévention et de la sensibilisation, pour mieux faire connaître la BPCO et orienter le diagnostic à une face précoce, lorsque le retentissement est moins sévère sur la qualité de vie, et que les prises en charge vont ralentir l‘évolution et les complications sur le plan respiratoire. 
     
    Avec :
    Pr Colas Tcherakian, pneumologue, Clinique Universitaire des Bronches, service de pneumologie de l’hôpital Foch à Suresnes, en région parisienne 

    Pr Ulrich Kombila, pneumologue au CHU de Libreville au Gabon  

    Un reportage de Thibault Matha  

    ► En fin d'émission, reportage à l'hôpital d'Adré, au Tchad, à la frontière avec le Soudan. Raphaëlle Constant s'est rendue dans un centre intégré de prise en charge des femmes victimes de violences où les survivantes peuvent bénéficier d’un appui médical, psychologique, social et juridique. Rencontre avec la gestionnaire du centre, témoignage d’une femme réfugiée soudanaise victime de viol et sensibilisation d’un groupe de jeunes hommes sur les violences basées sur le genre. Un reportage réalisé en partenariat avec le Fonds Muskoka. 
     
    Programmation musicale : 
    ►  Yeko - Baara
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    Racisme : quels effets sur la santé mentale ?

    02/03/2026
    En France, le dernier rapport annuel de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), alertait sur l’impact du racisme sur la santé des victimes qui « doivent s’adapter au quotidien aux comportements racistes à leur encontre optant pour des stratégies d’évitement, de repli sur soi ou de résignation ou devant prouver sans cesse leur légitimité. Hypervigilance, stress, dépression, anxiété, parfois associés à des maux de tête sont fréquents chez les personnes racisées ».
    Peut-on prévenir ces maux ? Comment protéger sa santé mentale ? Quelle prise en charge est possible ?
     
    Injures à caractère raciste, violences verbales ou discrimination… Dans la rue, au travail, à l'école, dans les médias, être la cible d'agressions à caractère raciste peut avoir, au-delà de l'infraction pénale, un impact sur la santé mentale des victimes. Ce racisme qui, dans certaines sociétés, se banalise à mesure que progressent certains mouvements, des porte-voix dont les idées et les messages divisent, hiérarchisent, stigmatisent et excluent : ouvertement parfois, insidieusement souvent. Des agressions basées sur la couleur de peau, la forme des yeux, la nature des cheveux, les croyances, les vêtements, la culture, qui attaquent l’individu dans son identité, sa filiation, son héritage culturel. 
    Le racisme, facteur de troubles psychiques 
    D’après l’INSEE, en 2024, 56% des victimes de discrimination liées à l’origine, la couleur de peau ou la religion, estiment que celle-ci a un impact psychologique important ou très important : cela se traduit par de l’anxiété des troubles dépressifs et de la fatigue ! 
    D’où l’importance d’intégrer le racisme d’intégrer comme un facteur de risque pour la santé psychique, dont il faut plus que jamais tenir compte. 
    La psychiatre et écrivaine Dr Fatma Bouvet de la Maisonneuve s'intéresse à ces troubles associés à cette violence basée sur l’origine de l’appartenance religieuse et y a consacré un  ouvrage publié aux éditions Carton rouge, intitulé :« Debout, tête haute ! ». 
     
    Avec :
    Dr Fatma Bouvet de la Maisonneuve, psychiatre addictologue et écrivaine. Auteure de l’ouvrage Debout, tête haute ! Manifeste pour répondre au racisme, aux éditions Carton Rouge

    Philippe Zawieja, psychosociologue, directeur des partenariats stratégiques et de la recherche, EKILIBRE Conseil (Paris), et chercheur associé à l'Observatoire sur la santé et le mieux-être au travail de l'Université de Montréal, Québec. 

    Témoignage d’Aniss, étudiante qui a subi des insultes racistes. 
    ► En fin d’émission, nous entendrons la réaction du Dr Safiatou Thiam, ancienne ministre de la Santé du Sénégal entre 2007 et 2009, et secrétaire exécutive du Conseil National de Lutte contre le Sida du Sénégal après la divulgation du statut sérologique de plusieurs personnes dans le pays, dans le contexte de projet de répression accrue de l’homosexualité, par les autorités gouvernementales. 
     
    Programmation musicale :
    ► James Brown – Say it loud, I'm black and I'm proud
    ► Yotsi – Bomoyi.
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    Questions de femmes : quand la jalousie abîme les relations

    27/02/2026
    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de la jalousie dans le couple. Comment faire pour l’éviter ? Est-il normal d’être jaloux ? Comment reconnaitre une jalousie excessive ? Comment la vaincre ?  
    Dans nos relations, dans notre vie affective, certains éléments favorisent le bien-être, la sérénité : on pense à la tendresse, la complicité, la bienveillance. À l’inverse, d’autres sentiments peuvent faire irruption et gâcher l’existence : c’est le cas de la jalousie…  
     
    Intrusion toxique 
    S'il existe une jalousie naturelle qui va, par exemple, se manifester dès l'enfance, dans certains cas, pour les personnes dont le parcours a pu être marqué par une forme d'insécurité affective, l'exigence d'exclusivité peut occuper de plus en plus de place. 
     
    Insécurité affective 
    Jalousie amoureuse, amicale ou familiale. Jalousie de circonstance ou jalousie chronique ; ces émotions peuvent abîmer voire carrément détruire le lien, lorsque la jalousie devient pathologique. 
    Ce poison qui peut s’immiscer dans le quotidien peut faire souffrir l’autre, mais aussi le ou la jalouse, qui s’inquiète de la loyauté ou de la fidélité d’un proche : partenaire, sœur ou meilleure ami…  
    D'où l'importance d'identifier les comportements qui doivent alerter; de prendre conscience des excès, afin de poser des limites. 
     
    Avec :
    Khadidiatou Konare Dembele, psychologue clinicienne au pavillon France de l’Hôpital Principal de Dakar au Sénégal.  

    La palabre au féminin de Charlie Dupiot.

     
    Programmation musicale : 
    ► Vitale – Jalousie
    ► Yewhe Yeton - Ve E Ve.
     
    À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
  • Priorité santé

    La tuberculose : une maladie sous-diagnostiquée

    26/02/2026
    Selon l’OMS, 1,23 million de personnes sont mortes de la tuberculose en 2024. La même année, 10,7 millions de personnes ont contracté cette maladie bactérienne touchant le plus souvent les poumons. Chez la majorité des personnes, l’infection peut rester silencieuse toute la vie. Cependant, elle évoluera vers la maladie chez 5 à 10% des cas, notamment chez les personnes avec une déficience immunitaire. Comment se transmet cette infection ? Qui sont les personnes les plus à risques ?
    Quelle prise en charge existe ?  
     
    La Tuberculose est une maladie très ancienne, dont on a identifié des traces remontant à la Préhistoire et avec en 2024, plus de 10 millions de nouveaux cas d'après l'OMS, cette infection bactérienne reste d'actualité ! 
    À la fin XIXè siècle, lorsque l’Allemand Robert Koch découvre la bactérie incriminée (à qui il donne son nom : le bacille de Koch), on estime que la tuberculose est la cause d’un décès sur sept en Europe ! Au moment où nous parlons, la tuberculose se range au 10è rang des causes de mortalité à l’échelle planétaire.  
    Cartographie de la tuberculose 
    À eux seuls, cinq pays d’Asie (Inde, Indonésie, Philippines, Chine et Pakistan) concentrent 55% du fardeau de la tuberculose. Le Nigeria et la RDC se rangent au sixième et septième rang. 
    Cette maladie peut atteindre plusieurs organes : l'atteinte va déterminer les risques de transmission, puisque seule la tuberculose pulmonaire est contagieuse.  
    Vaccination et antibiothérapie 
    Cette infection potentiellement mortelle (1,23 million de décès en 2024, 150 000 avec une co-infection de VIH sida) peut rester silencieuse; on parle alors de tuberculose latente. Dans 10% des cas, la tuberculose va passer au stade « maladie ». Certaines conditions, un état de fragilité générale (malnutrition, co-infection) peuvent favoriser le passage au stade actif de l'infection. Il est alors essentiel d'avoir accès un traitement efficace, une antibiothérapie au long cours, une fois le diagnostic posé. 
    Avec : 
    Pr Stéphane Jaureguiberry, infectiologue et chef de service des Maladies infectieuses et tropicales, à l’hôpital Bicêtre AP-HP au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne

    Dr Mireille Mpoudi Etame, médecin infectiologue-épidémiologiste, au ministère de la Défense du Cameroun.  

    ► En fin d’émission, à deux jours de la Journée mondiale des maladies rares, nous donnerons la parole au Pr Aimé Lumaka, directeur du Centre de Référence des Maladies Rares et Non-Diagnostiquées (CRMRND) à Kinshasa qui organise une matinée de sensibilisation.
    Programmation musicale : 
    ► Durand Jones & The indications – Flower moon 
    ► Tyty Meufapart – Mbamina.
    À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !

About Priorité santé

Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à [email protected]. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
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