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Le grand invité Afrique

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    RDC au Mondial 2026: «Il nous tenait à cœur de pouvoir se qualifier, c'est fait» dit Youssouf Mulumbu

    01/04/2026
    La République démocratique du Congo disputera donc la prochaine Coupe du Monde de foot, le Mondial 2026 de juin prochain aux États-Unis, Canada et Mexique. Les Léopards ont remporté la finale de barrage intercontinental qu'ils disputaient à Guadalajara au Mexique contre la Jamaïque. Victoire 1 à 0 après prolongations. La RDC rejoint les 9 autres équipes africaines déjà qualifiées et retrouve le Mondial 52 ans après sa seule participation. Une longue, très longue attente... Youssouf Mulumbu ancien capitaine des Léopards il y a dix ans, est notre grand invité Afrique, ce mercredi 1er avril.
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    Mondial de football 2026: match RDC-Jamaïque, «un moment historique» pour Christopher Oualembo

    31/03/2026
    Un match historique pour la République démocratique du Congo se joue ce mardi soir au Mexique. Les Léopards rencontrent la Jamaïque, avec à la clé une qualification pour la Coupe du monde de football 2026. Ce serait une première depuis la participation du pays - qui s’appelait à l’époque le Zaïre -, en 1974. Et c’est donc « un moment historique » pour l’ancien international congolais Christopher Oualembo, aujourd’hui entraîneur des U-16, la sélection nationale des moins de 16 ans. Depuis Kinshasa, il est l’invité de Charlotte Idrac
    RFI : Christopher Oualembo, dans quel état d'esprit vous êtes avant le match de ce soir ? Est-ce que vous êtes excité, stressé, confiant ?
    Christopher Oualembo : Très excité. Bien sûr, on a confiance en nos joueurs, mais il y a beaucoup de tension quand même parce que 52 ans après, on revient à la Coupe du monde. Donc, c'est historique ce qui est en train de se passer. On représente aussi toute l'Afrique, donc forcément, il y a beaucoup de pression aussi et de responsabilité que de représenter ce continent, de par notre victoire ce soir, on l’espère.
    Toute la nation congolaise est unie derrière les Léopards ?
    Je pense qu'il ne manque personne ! Tout le monde est là, tout le monde est aux aguets. On attend avec impatience le match de ce soir en espérant la victoire à tous les niveaux, même au niveau de la politique, au niveau de la religion, à tous les niveaux. Dans tous les secteurs, tout le monde est motivé, tout le monde est focalisé pour qu'on puisse tous être unis derrière ce match et cette victoire.
    Donc c'est un jour spécial pour vous ?
    Très spécial, bien sûr, c'est clair, 52 ans après…Beaucoup n'étaient pas nés. Quand on sait qu'aujourd'hui, en République démocratique du Congo, il y a à peu près 50 % de la population qui a moins de quinze ans. C'est historique ce qui se passe, c'est historique. Beaucoup n'ont pas connu la Coupe du monde et là, c'est l'occasion de la découvrir de par le match de ce soir.
    Vous-même, vous n'avez pas vécu cette qualification d'il y a 52 ans : vous êtes trop jeune. Quel écho a ce match pour vous ? Est ce qu'on vous en a parlé ?
    Bien sûr. J'ai eu l'occasion de rencontrer certains Mondialistes qui sont encore vivants, on a cette chance-là, comme Mafu Kibonge, etc. Donc ça veut dire qu’ils nous ont transmis cette passion, certains détails qu'on considère vraiment parce qu'on se dit que c'est un héritage qu'on doit faire perdurer en espérant que ça puisse continuer. Parce que là, ça peut être le nouveau départ, repartir 52 ans après. L'idée c'est ne pas uniquement de se qualifier, mais c'est de continuer et d'enchaîner les qualifications pour les Coupes du monde à venir.
    Et pour les plus jeunes générations que vous encadrez, est-ce que ça leur parle, ces récits d'il y a 52 ans ?
    Ça leur parle parce qu'il y a cette transmission, et c’est culturel. Pour nous, le football ici, c'est vraiment quelque chose d'exceptionnel, tout le monde suit le football. C'est vraiment « institutionnel ». Donc ils ont des images, il y a des photos, il y a aussi ces histoires avec le fameux coup franc ou le vieux Ilunga Mwepu sort du mur pour tirer le ballon. Donc effectivement, tout ça, ce sont des choses qui qui marquent, même s'ils ne l'ont pas vécu, ils ont des souvenirs de ce qui a été immortalisé sur ces moments-là.
    Même si la compétition à l'époque s'était assez mal terminée : neuf buts face à la Yougoslavie. Est-ce qu'aujourd'hui, 52 ans plus tard, les Léopards sont une équipe plus expérimentée avec un collectif solide ?
    Oui, beaucoup plus. Après, c'est vrai qu'à l'époque, il y avait déjà aussi de très bons joueurs, avec un très bon groupe. Même si c'est vrai que le décalage s'est fait sur la Coupe du monde. Mais ce qui est sûr, c'est qu’actuellement, la démonstration de force de la République démocratique du Congo n'est plus à démontrer. Je pense qu'on a vu aujourd'hui que, effectivement, le groupe vit bien et qu'on a de très bons joueurs qui sont capables de rivaliser avec de grandes nations.
    Là, ce sera un duel inédit face à la Jamaïque. Qu'est-ce que vous pensez de cette équipe ? Est ce qu'elle vous fait peur ?
    Non ! On ne peut pas avoir peur quand on joue au football. Les joueurs qui vont jouer ce soir sont des joueurs qui sont habitués au haut niveau, au très haut niveau même, qui sont aussi en compagnie, dans leur club, de très grands joueurs et qui jouent aussi contre de très grands joueurs quasiment chaque week-end. Donc je pense que l'expérience ils l'ont, la compétence aussi et il n'y a pas à avoir peur. Je pense qu'il n'y a pas de pression à se mettre, mais plutôt beaucoup de motivation.
    Vous l'évoquiez tout à l'heure, il y a aussi une dimension qui dépasse la RDC. Dans quelle mesure il y a un enjeu aussi pour l’Afrique ?
    Oui, parce qu'on gagnerait une place de plus. Il y aurait un pays africain de plus ce soir si on arrivait à éliminer la Jamaïque. Là, c'est de continent à continent, ce n'est pas que de pays à pays. Donc effectivement, on est on est très, très, très déterminés. Il y a beaucoup de solidarité dans le groupe, ça je le sais. Mais il y a une résonance vraiment continentale. C'est l'Afrique entière qui nous soutient ce soir.
    Est-ce que vous avez un pronostic ?
    Je ne suis pas bon pronostic. Je ne peux pas me prononcer, mais peu importe : l'essentiel c'est qu'on marque un but de plus ce soir, c'est tout.
    Est-ce que vous allez regarder le match ? En famille, entre amis, Entre joueurs ?
    Oui, en famille, avec les fistons. Avec madame. Tranquillement. On va regarder ça à la télé et on va croiser les doigts.
    Et vous pensez que les Congolais seront dehors dans les rues pour fêter ça en cas de victoire ?
    Ah bah ça pour le coup, j'en suis quasiment sûr. Oui parce que on voit déjà les préparatifs. Les stades sont en train de se remplir. Déjà dès le matin. Donc c'est clair que ça va forcément fêter. Si on gagne, je pense qu'il y en a qui dormiront pas.
    ► RDC/Jamaïque ce soir à 21h TU. Radio Foot Internationale avec Annie Gasnier est à Kinshasa : Emissions spéciales à 16h10 et 21h10 TU.
     
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    Adji Bousso Dieng, chercheuse sénégalaise: «Les pays du Sud global doivent pouvoir développer leur propre IA»

    30/03/2026
    On le compare parfois au Giec sur le climat : le premier panel de l’ONU sur l’intelligence artificielle a démarré ses travaux en ce mois de mars. Ce comité comprend une quarantaine de scientifiques du monde entier, dont la chercheuse sénégalaise Adji Bousso Dieng. Informaticienne, chercheuse, enseignante à la prestigieuse université de Princeton aux États-Unis, elle a également fondé l’ONG The Africa I Know pour encourager les jeunes du continent à se lancer dans les sciences et le numérique. Adji Bousso Dieng plaide pour plus de diversité numérique, et le développement d’IA africaines. Elle est l’invitée de Charlotte Idrac.
    RFI : Quelle est la mission de ce tout nouveau panel de l'ONU sur l'IA ?
    Adji Bousso Dieng : Le constat est que l'IA progresse à une vitesse inédite. Et face à cette accélération, beaucoup de gouvernements et de décideurs se trouvent dans une forme d'incertitude. Ils perçoivent le potentiel immense de l'IA, mais ils peinent encore à en saisir pleinement les implications, à comprendre comment en faire un levier pour le bien commun et comment, en parallèle, se prémunir contre ses dérives. C'est précisément dans ce contexte que les Nations unies ont souhaité créer un espace de réflexion scientifique indépendant. « Indépendant », c'est un mot très important : Nous ne travaillons pas pour un gouvernement ou pour une institution. Et le but, c'est de produire des analyses scientifiques rigoureuses afin d'éclairer les décisions publiques. Il s'agit au fond de rééquilibrer les dynamiques en cours pour éviter que la gouvernance de l'IA ne se concentre pas entre les mains de quelques acteurs ou de quelques organisations, mais puissent bénéficier à l'ensemble de la communauté internationale.
    Comment est-ce que ça se développe plus précisément sur le continent africain ?
    En Afrique en ce moment, il y a des communautés autour de l'IA comme il y a GalsenAI, il y a Deep Learning Indaba, il y a aussi des entreprises qui commencent à vouloir utiliser l'IA. Mais je ne suis pas satisfaite de la façon dont ça se fait présentement, particulièrement en ce qui concerne les biais : Les modèles très performants de l'IA, maintenant, utilisent des données qui sont principalement de la culture de l'Ouest, qui ne reflètent pas la diversité des populations. Et donc je pense qu'il y a un réel besoin que l'IA qu'on utilise dans différentes parties du monde, y compris l'Afrique, soit des IA locales. Une grande partie de ma recherche est d'introduire la diversité qui contribue à encourager l'exploration, la capacité à envisager plusieurs solutions et plusieurs hypothèses. Nous avons développé un outil mathématique qui s'appelle le « Vendi Score » qui sert à mesurer et structurer cette diversité pour guider les systèmes d'IA vers des formes d'intelligence plus exploratoires, plus créatives, et en un sens plus proche de ce que l'on attend d'une démarche scientifique.
    Est-ce que ça vous semble possible de développer à terme une IA panafricaine ?
    Oui, c'est une de mes perspectives en ce qui concerne le développement en Afrique : Que dans presque tous les domaines, on doit avoir une approche panafricaine, mais pas le panafricanisme tel qu'on le chante un peu partout en ce moment, en termes de « oui, nous sommes souverains, nous sommes panafricains »…
    Politique…
    Oui, politique. Je milite pour un panafricanisme plus pragmatique qui consiste à collaborer dans différents domaines, y compris la technologie et l'IA.
    Vous avez parlé dans le passé d'une forme de « colonisation numérique de l'Afrique ». Qu'est-ce que ça veut dire ?
    Par exemple, il y a eu quelques controverses liées au labelling des données. En IA, on a besoin de labelliser les données afin de pouvoir développer des algorithmes qui sont plus performants et qui sont plus sains. Et donc ce qui se passe, c'est que les grandes compagnies vont en Afrique comme au Kenya par exemple, et elles font libeller ces données-là au Kenya dans des conditions qui ne sont pas très équitables. Ils ne sont pas bien payés et ils sont soumis à des données qui peuvent être traumatisantes. Il n'y a pas encore de cadre juridique qui encadre ce travail-là. Et donc ça, c'est une forme de colonisation numérique. Il y a aussi tout ce qui est souveraineté des données. Les données peuvent être utilisées sans compensation. Il y a en ce moment dans le continent un grand enthousiasme en ce qui concerne l'IA. Il y a cette idée que l'IA va résoudre tous les problèmes. Mais je pense que c'est une vision erronée parce que la réalité de l'IA en Afrique en ce moment est plutôt la même chose qui se passe avec nos ressources naturelles, où on est des consommatrices plutôt que des transformatrices et des créatrices. La même chose risque de se produire avec l'IA et je ne pense pas qu'on en parle assez.
    Vous êtes née à Kaolack, au Sénégal. Vous avez fait vos études en France puis aux États-Unis où vous êtes toujours aujourd'hui. Qu'est-ce qui vous a guidé, vous guide encore dans votre parcours ?
    J'ai été très chanceuse d'avoir cette expérience au Sénégal, en France et aux États-Unis. Ce qui est resté constant, c'est mon amour de la connaissance. Je suis très curieuse et j'aime réfléchir. Et une passion très forte pour la science qui me tient debout jusqu'à présent. Et le travail que l'on fait dans mon groupe de recherche à Princeton, c'est quelque chose auquel je crois vraiment.
    Est-ce que vous pensez revenir un jour au Sénégal ?
    Oui, c'est quelque chose auquel je pense. Mais la réalité, c'est qu'il y a beaucoup de barrières au pays. Par exemple, la recherche que je fais maintenant, je ne peux pas la faire au Sénégal parce que cela demande des ressources que je ne peux pas trouver au Sénégal présentement. Mais c'est quelque chose qui me revient en tête et on verra ce que l'avenir nous réserve.
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    Dudu Sarr (Dakar Music Expo): «Il n'y a pas mieux que la musique pour rassembler»

    28/03/2026
    Direction Dakar pour retrouver notre Grand invité Afrique ce samedi. La capitale sénégalaise est bercée ce week-end par des musiques du monde entier: trente groupes, cinquante professionnels réunis autour du DMX, le Dakar Music Expo. C’est la septième édition de ce marché de la musique, qui vise à faire découvrir des talents du continent et d’ailleurs, avec l’objectif notamment de monter des tournées à l’étranger. Dudu Sarr est le fondateur et le directeur du DMX, il répond aux questions de Guillaume Thibault.
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    Présidentielle au Bénin: «Cela donne l'impression d'un match amical, d'une compétition sans enjeu»

    27/03/2026
    Coup d’envoi ce vendredi 27 mars de la campagne pour l’élection présidentielle au Bénin. Le scrutin est prévu le 12 avril. Patrice Talon, au pouvoir depuis 2016, va passer la main après deux mandats. Son dauphin, le ministre des Finances Romuald Wadagni, fait face à un seul concurrent : Paul Hounkpè, du parti FCBE. Le parti des Démocrates, principale force de l’opposition, n’a pas pu présenter de candidat et n’a pas donné de consigne de vote. Une campagne qui s’ouvre dans un paysage politique profondément remodelé sous Patrice Talon, souligne le Béninois Joël Atayi-Guèdègbé, expert en gouvernance et acteur de la société civile. Il est l’invité de Charlotte Idrac.
    RFI : Dans quel climat politique s'ouvre cette campagne pour la présidentielle au Bénin ?
    Joël Atayi-Guèdègbé : Les résultats des élections de janvier dernier, législatives et communales ont quand même redessiné la carte politique en indiquant deux partis majeurs, partis favorables au président Talon. Fondamentalement, les réformes du système partisan et du code électoral par touches successives, ont élevé les différents seuils, principalement en introduisant la notion de parrainage pour la présidentielle. Donc le principal parti de l'opposition, Les Démocrates, a mordu la poussière à ce niveau, et ne peut pas être sur la ligne de départ. Et le second parti de l'opposition, les FCBE, a pu miraculeusement obtenir les parrainages. Il n'avait que six élus, donc ils les ont eus forcément de la part de la mouvance présidentielle, ce qui donne l'impression d'un match amical, d'une compétition sans enjeu.
    Le dauphin de Patrice Talon, a un profil plutôt technocrate… Est-ce qu'il se présente comme l'homme de la continuité ou avec sa propre voie ?
    Il a le goût quand même de se réclamer de son mentor. La présentation de son projet de société s’est voulue dans une continuité de l'action à laquelle il a participé dix ans durant. L'image de technocrate qui lui colle à la peau est peut-être le vice rédhibitoire qu'il va essayer de gommer pendant cette campagne.
    Est-ce que les partis de la mouvance présidentielle font bloc autour de Romuald Wadagni ?
    Ah oui, personne ne manque à l'appel. Disons que le réflexe naturel des uns et des autres est de faire le bon pari. S'il y a des divergences, elles sont poliment tues. Pour l'instant, la légitimation de la candidature du duo Wadagni et de madame Talata, la vice-présidente sortante, a été une entreprise assez savamment construite.
    En face, Paul Hounkpè, du parti FCBE, est présenté comme un opposant modéré. Pourquoi est-ce qu'il n'est pas soutenu par les autres mouvances de l'opposition ?
    Il avait le défaut rédhibitoire de s'être ouvert à la discussion en 2019, quand il y a eu des violences électorales. Il a eu aux yeux des autres le tort d'avoir accepté la main tendue du président Talon. Et donc forcément, il y a eu à partir de ce moment un soupçon de non-intégrité de sa part, de manque d'engagement. Cela lui a été tellement opposé que le président Yayi Boni, qui était président de son parti, a claqué la porte avec un certain nombre de ses amis pour aller créer justement le parti Les Démocrates qui s'est voulu le parti le plus authentique de l'opposition ou le plus radical. Mais il faut noter que ce n'est plus un parti en ordre de bataille, c'est un parti qui est soumis à plusieurs tensions, divisions, défections.
    Vous l'évoquiez, il y a eu le départ de plusieurs figures du parti des Démocrates. La formation n'a pas de candidats à ce scrutin. Quel avenir pour les Démocrates selon vous ?
    C'est un avenir fort incertain. Est-ce que les plus jeunes vont pouvoir reformer, reconstruire ce parti après le départ de ses principales figures centrales ? Pour l'instant, effectivement, avec zéro élu dans les instances communales comme nationales, ce parti est bien mal parti pour continuer d'incarner les espoirs de nombre de Béninois.
    Les dernières élections législatives et municipales avaient enregistré un taux d'abstention record de 65 %. Est-ce que la participation est un enjeu majeur de cette présidentielle à venir ?
    Oui, définitivement. Cela devient un enjeu majeur. Un enjeu d'ailleurs immédiatement identifié par les partisans de Romuald Wadagni. Au demeurant, le taux de participation n'avait cessé de baisser depuis quelques scrutins, particulièrement depuis 2019. Et il est évident que le sentiment que tout serait joué d'avance, ou qu'il n'y aurait pas une offre électorale assez large, pourrait être la cause fondamentale.
    Quelles sont les principales préoccupations des Béninois pour cette campagne qui démarre ?
    Je crois qu'il y a deux formes d'inquiétude fondamentale : celle de la survie quotidienne, avec un chômage qui reste endémique. Et puis, de plus en plus, hélas, il y a la question de la sécurisation du pays à ses frontières, et donc de nos relations avec nos voisins.

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Du lundi au samedi, Christophe Boisbouvier reçoit un acteur de l'actualité africaine, chef d'État ou rebelle, footballeur ou avocate... Le grand invité Afrique, c'est parfois polémique, mais ce n'est jamais langue de bois.
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