Skip to content
PodcastsEducationChoses à Savoir - Culture générale

Choses à Savoir - Culture générale

Choses à Savoir
Choses à Savoir - Culture générale
Latest episode

3381 episodes

  • Choses à Savoir - Culture générale

    Quelle est l'origine étonnante du verbe "forniquer" ?

    19/09/2026 | 1 mins.
    Le verbe « forniquer » possède une origine particulièrement étonnante. Car étymologiquement, il n’a rien à voir avec le sexe. À l’origine, il désigne en quelque sorte… une voûte.
    Pour le comprendre, il faut remonter à la Rome antique. En latin, le mot fornix désigne une arche, une voûte ou encore un passage couvert. Le terme est apparenté à fornax, qui signifie « four », probablement parce que les anciens fours présentaient eux aussi une forme voûtée.
    Mais progressivement, le mot fornix va prendre un tout autre sens.
    Dans les villes romaines, certaines prostituées exerçaient ou racolaient dans des endroits abrités : sous des arcades, dans des passages couverts ou dans de petites chambres voûtées. Par métonymie, c’est-à-dire en donnant au lieu le nom de l’activité qui s’y déroule, fornix finit donc par désigner un lieu de prostitution, voire un bordel. Les auteurs latins Horace et Juvénal utilisent déjà le mot dans ce sens.
    C’est de là que naît toute une famille de mots.
    Le latin tardif forme notamment le verbe fornicari. Mais l’évolution est intéressante : en latin classique, les mots issus de fornix pouvaient encore simplement évoquer la construction d’une voûte. Ce n’est que dans les premiers siècles du christianisme qu’ils prennent clairement une signification sexuelle. L’Académie française relève notamment cet usage au début du IIIe siècle chez l’écrivain chrétien Tertullien.
    Le latin chrétien fornicari signifie alors se livrer à la débauche ou à des relations sexuelles considérées comme illicites. Le nom fornicatio donnera en français « fornication », attesté dès le Moyen Âge, tandis que « forniquer » apparaîtra ensuite avec le sens de commettre le péché de fornication.
    Aujourd’hui, le sens religieux s’est largement effacé. « Forniquer » signifie familièrement avoir des relations sexuelles, avec une nuance souvent volontairement crue ou ironique.
    Ainsi, derrière ce verbe plutôt explicite se cache un étonnant souvenir de l’architecture romaine.
    Quand quelqu’un « fornique », étymologiquement, il nous ramène donc près de deux mille ans en arrière, sous les voûtes et les arcades de Rome, là où certaines prostituées attendaient autrefois leurs clients.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir - Culture générale

    Pourquoi dit-on « tailler une pipe » ?

    18/09/2026 | 1 mins.
    L’expression paraît aujourd’hui tellement installée qu’on pourrait croire qu’elle vient directement de la pipe à tabac. En réalité, son histoire est plus tortueuse.
    Le mot « pipe » est attesté dans l’argot sexuel français au début du XXe siècle. Un dictionnaire d’argot le relève dès 1927 avec le sens de fellation. À cette époque, on disait surtout « faire une pipe ». L’expression semble avoir circulé notamment dans le milieu de la prostitution, où elle remplaçait progressivement une autre formule aujourd’hui vieillie : « faire un pompier ».
    Mais pourquoi « pipe » ? Une explication souvent reprise par le linguiste et écrivain Claude Duneton repose sur le monde du tabac. Au début du XXe siècle, beaucoup d’hommes roulaient eux-mêmes leurs cigarettes. Dans l’argot populaire, une cigarette pouvait être appelée une « pipe », et « se faire une pipe » signifiait alors se rouler une cigarette. Le geste consistait à manipuler le papier, le rouler entre les doigts puis l’humidifier avec la langue. L’analogie sexuelle aurait favorisé le glissement de sens. Cette origine est plausible, mais il faut rester prudent : elle relève davantage de la reconstruction étymologique que d’une certitude parfaitement documentée.
    Reste le verbe « tailler ». Car à l’origine, on disait plutôt « faire une pipe ». « Tailler une pipe » serait apparu plus tard par croisement avec une autre expression argotique : « tailler une plume », déjà employée à la fin du XIXe siècle avec le même sens. Le Wiktionnaire comme plusieurs dictionnaires d’expressions décrivent ainsi « tailler une pipe » comme une contamination entre « faire une pipe » et « tailler une plume ».
    Cette « plume » renverrait à la plume d’oie utilisée pour écrire. Avant de s’en servir, il fallait en préparer et en tailler l’extrémité, parfois après l’avoir humidifiée. Là encore, l’argot a transformé un geste banal en métaphore sexuelle.
    L’expression que nous utilisons aujourd’hui serait donc le résultat de plusieurs couches d’argot : d’abord « tailler une plume », puis « faire une pipe », enfin le mélange des deux, « tailler une pipe ».
    Un bon exemple de la manière dont la langue populaire recycle des gestes ordinaires, les détourne… et finit par faire oublier complètement leur sens d’origine. Et comme souvent avec l’argot, l’image survit mieux dans la langue que son histoire exacte.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir - Culture générale

    Pourquoi ne devrait-on pas dire « un goulag » ?

    17/09/2026 | 2 mins.
    Quand on parle de l’Union soviétique de Staline, on entend souvent dire qu’un opposant a été « envoyé dans un goulag ».

    Historiquement, cette formulation est pourtant impropre.

    Car à l’origine, le Goulag n’est pas un camp.

    Le mot « Goulag » vient du russe GULAG, acronyme de Glavnoïe Oupravlenie Lagereï, que l’on peut traduire par « Direction générale des camps » ou « Administration principale des camps ».

    Autrement dit, le Goulag était d’abord… une administration.

    À partir du début des années 1930, cet organisme, placé sous le contrôle de la police politique soviétique, notamment le NKVD, dirige un immense réseau de camps et de colonies pénitentiaires répartis sur tout le territoire de l’Union soviétique.

    On devrait donc, en toute rigueur, parler non pas « d’un goulag », mais d’un camp du Goulag.

    La différence est un peu comparable à celle qui existe entre une administration pénitentiaire et une prison : on ne confond normalement pas l’organisme qui gère les établissements avec chacun des établissements eux-mêmes.

    Ces camps accueillent aussi bien des condamnés de droit commun que des prisonniers politiques. Les détenus y sont soumis au travail forcé : extraction minière, exploitation forestière, construction de voies ferrées, de routes, de barrages ou encore de canaux.

    Certains ensembles deviennent gigantesques et sont installés dans des régions particulièrement hostiles, notamment dans le Grand Nord ou en Sibérie.

    Alors pourquoi parle-t-on aujourd’hui si facilement « d’un goulag » ?

    Parce que le sens du mot s’est progressivement élargi.

    Le Goulag étant devenu indissociable des camps qu’il administrait, son nom a fini par désigner l’ensemble du système soviétique de travail forcé, puis, par extension, chacun de ses camps.

    Cette évolution linguistique s’est notamment renforcée en Occident après la publication, en 1973, de L’Archipel du Goulag, d’Alexandre Soljenitsyne. L’écrivain compare les milliers de lieux de détention soviétiques à des îles dispersées formant un immense archipel.

    Aujourd’hui, dire « un goulag » pour parler d’un camp est donc parfaitement compréhensible et largement entré dans l’usage.

    Mais si l’on veut être historiquement précis, mieux vaut dire :

    un camp du Goulag.

    Car le Goulag n’était pas, à l’origine, un lieu.

    C’était l’organisation qui administrait les lieux.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir - Culture générale

    Pourquoi dit-on « Mayday » lorsqu’un avion est en détresse ?

    17/09/2026 | 1 mins.
    Lorsqu’un pilote rencontre une situation extrêmement grave, il peut lancer à la radio : « Mayday, Mayday, Mayday ! »

    À première vue, ce mot semble parfaitement anglais. Pourtant, son origine est… française.

    L’histoire commence au début des années 1920, aux débuts de l’aviation commerciale. À cette époque, l’un des principaux aéroports britanniques est celui de Croydon, près de Londres. De nombreux avions y assurent des liaisons avec l’aéroport du Bourget, près de Paris.

    Or la radio commence justement à remplacer le télégraphe pour communiquer avec les avions.

    Jusque-là, le célèbre signal SOS fonctionne parfaitement en morse : trois points, trois traits, trois points. Mais à l’oral, prononcer les lettres « S-O-S » dans une radio de mauvaise qualité n’est pas forcément idéal. Il faut donc trouver un mot de détresse court, reconnaissable immédiatement et compréhensible aussi bien par les Français que par les Britanniques.

    En 1923, Frederick Stanley Mockford, responsable radio à l’aéroport de Croydon, est chargé de trouver cette expression.

    Son choix se porte sur « Mayday ».

    Pourquoi ?

    Parce que sa prononciation ressemble fortement à l’expression française « m’aider », que l’on peut rapprocher de « venez m’aider ». Pour des oreilles anglophones, m’aider sonne approximativement comme mayday. Et puisque de nombreux vols relient alors Londres à Paris, cette origine française est particulièrement pratique.

    Le terme est rapidement adopté par les autorités britanniques.

    Puis, en 1927, il acquiert une dimension internationale lors de la Conférence radiotélégraphique de Washington. Le règlement officiel précise noir sur blanc qu’en radiotéléphonie, l’appel de détresse est l’expression MAYDAY, correspondant à la prononciation française de « m’aider ».

    Aujourd’hui encore, le mot doit normalement être répété trois fois : « Mayday, Mayday, Mayday ». Cette répétition permet d’éviter qu’un simple mot mal entendu ou qu’une perturbation radio soit confondu avec un véritable appel de détresse.

    Et il faut distinguer Mayday de Pan-Pan : Mayday signale un danger grave et imminent nécessitant une assistance immédiate, alors que Pan-Pan correspond à une situation urgente mais moins critique.

    Ainsi, l’un des mots les plus universels de l’aviation et de la navigation semble anglais… mais il cache en réalité une petite phrase française : « m’aider ».
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir - Culture générale

    Pourquoi ne faudrait-il pas compter les moutons pour s’endormir ?

    16/09/2026 | 2 mins.
    C’est probablement l’un des conseils les plus célèbres contre l’insomnie : lorsqu’on n’arrive pas à dormir, il suffirait d’imaginer des moutons sautant par-dessus une barrière et de les compter un par un.

    Pourtant, cette méthode serait loin d’être la plus efficace.

    Au début des années 2000, deux chercheuses de l’université d’Oxford, Allison Harvey et Suzanna Payne, ont étudié ce qui se passe dans notre esprit au moment de l’endormissement.

    Elles ont travaillé avec 41 personnes souffrant d’insomnie et leur ont proposé différentes stratégies mentales avant de dormir. Certains participants devaient simplement essayer de se distraire de leurs préoccupations. D’autres devaient imaginer une scène agréable et relaxante : par exemple une plage, une cascade ou un lieu de vacances.

    Résultat : les personnes qui utilisaient des images mentales relaxantes s’endormaient plus rapidement et étaient moins envahies par les pensées indésirables.

    Pourquoi ?

    Parce que l’un des grands ennemis du sommeil est ce qu’on appelle l’activation cognitive.

    Au moment où nous devrions nous endormir, notre cerveau peut continuer à fonctionner à plein régime : nous repensons à notre journée, anticipons celle du lendemain ou nous demandons pourquoi nous ne dormons toujours pas.

    Compter les moutons paraît monotone, mais cela ne mobilise pas forcément suffisamment notre imagination pour empêcher ces préoccupations de revenir. On peut très bien penser : « 37, 38, 39… il faut vraiment que je réponde à ce mail demain… 40, 41… ».

    À l’inverse, imaginer précisément une plage, le bruit des vagues, la chaleur du soleil ou une promenade dans une forêt occupe davantage notre « espace mental ». L’attention est détournée des inquiétudes sans demander un effort intellectuel important.

    Il ne faut donc pas en conclure qu’il faut absolument ne penser à rien. C’est pratiquement impossible. Plus nous essayons volontairement de chasser une pensée, plus elle risque même de revenir.

    Le meilleur objectif consiste plutôt à donner au cerveau quelque chose de calme, agréable et peu stimulant à imaginer.

    Alors si vous êtes réveillé à deux heures du matin, inutile peut-être de chercher le 247e mouton.

    Essayez plutôt de vous transporter mentalement sur une plage déserte.

    Votre cerveau aura peut-être davantage envie d’y rester… jusqu’à ce que vous vous endormiez.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
More Education podcasts
About Choses à Savoir - Culture générale
Développez votre culture générale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Podcast website

Listen to Choses à Savoir - Culture générale, How to Be a Better Human and many other podcasts from around the world with the radio.net app

Get the free radio.net app

  • Stations and podcasts to bookmark
  • Stream via Wi-Fi or Bluetooth
  • Supports Carplay & Android Auto
  • Many other app features
Choses à Savoir - Culture générale: Podcasts in Family