Aujourd'hui dans "Esprits Libres", David Abiker reçoit Luc Ferry, philosophe et ancien ministre de l'Éducation nationale sous Jacques Chirac, pour évoquer la fin de vie, les prévisions du GIEC et l'impact de l'intelligence artificielle sur la politique.
Le débat commence sur la question de la fin de vie, avec les deux propositions de loi qui arrivent au Sénat. Luc Ferry se positionne clairement en faveur de l'aide à mourir pour les personnes en fin de vie, mais s'oppose fermement au suicide assisté pour ceux qui ne sont pas en fin de vie, comme cela est pratiqué dans certains pays européens. Il estime que la tradition française, influencée par la philosophie républicaine et la religion catholique, a longtemps valorisé la douleur, contrairement à l'utilitarisme anglo-saxon plus préoccupé par la réduction de la souffrance.
Le philosophe revient ensuite sur les récentes révisions à la baisse des prévisions les plus alarmistes du GIEC concernant le réchauffement climatique. Il souligne l'importance pour le GIEC de clarifier si cette évolution est due à une erreur de leurs prévisions ou à l'efficacité des politiques mises en place, notamment dans les pays occidentaux. Car selon lui, la collapsologie et l'effondrisme prônés par certains pourraient être remis en cause si les politiques ont été efficaces.
Enfin, Luc Ferry s'interroge sur l'impact que pourrait avoir l'intelligence artificielle sur la prochaine campagne présidentielle. S'il ne croit pas aux deepfakes et autres mensonges, il pointe les risques de fragmentation du débat public si les candidats utilisent l'IA pour personnaliser leurs discours et s'adresser de manière ciblée à différentes catégories d'électeurs. Il imagine même un scénario où un assistant IA comme "ChatGPT" pourrait aider un homme politique à concevoir en quelques minutes un programme électoral sophistiqué.
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